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  • Belle Lune en mer...

    ... ou :Clair de Lune par 52°W
    La première semaine les quarts se sont passés dans le noir complet. Puis
    la lune a daigné faire une apparition timide en début de nuit. Depuis hier
    la pleine lune nous inonde de ses pâles rayons jusqu'à 6h du matin, 1/2
    heure avant que "l'aube n'étende ses doigts de rose" sur l'immensité
    liquide.
    Dans la journée il fait beau et chaud, le ciel est dégagé et lorsque le
    soleil se couche on voit quasiment les nuages se former sous nos yeux,
    c'est bluffant !
    Pour l'instant peu de grains en résultent, on croise les doigts ...
    - eh, Arthur** ne produit plus, qu'est-ce qui se passe ?
    (** pour ceux qui n'auraient pas suivi Arthur est le petit nom de
    l'hydrogénérateur, notre principale source d'énergie hors le moteur.)
    - c'est qu'il est affublé d'une superbe barbe rousse !
    - ???
    Hélas oui, depuis quelques temps nous croisons de grandes plaques
    d'algues, ces fameuses Sargasses qui n'auraient jamais dû quitter leur
    mer(e) !
    Elles dérivent tranquillement vers les plages des Antilles...
    Du coup il faut régulièrement "raser" Arthur, opération périlleuse dans la
    houle depuis la jupe arrière.
    Et aussi, adieu les belles pêches : seules les algues mordent à l'hameçon
    ! Plus que 325 milles.
    Le suspense continue : arriverons-nous à La Barbade jeudi avant 18h ou
    faudra-t-il mettre le frein pour n'arriver que vendredi matin à l'heure
    d'ouverture de la douane ??? Pour l'heure le vent est un peu mou et on se
    traîne à 4/5 nœuds.
    Françoise se prépare psychologiquement à fêter son anniversaire en mer...
    En attendant l'équipage garde le moral et vous embrasse.

  • Le réveil de Tutu

    L'équipage de Tutu vient de se réveiller après une nuit sans pb et sans
    manœuvre ainsi chacun a pu dormir au moins 6h. Le petit-déjeuner est déjà
    pris sauf Françoise qui le termine car compte-tenu de la houle nous le
    prenons debout dans l'évier les uns après les autres.
    Il fait déjà chaud, 28° à l'intérieur et l'eau est à 27.2°. Comme tous les
    matins les nuages se dissipent avec le soleil et nous devrions avoir une
    belle journée.
    Notre lock nous indique que nous avons déjà parcouru 1575 miles et il nous
    reste 476 miles pour atteindre Bridgetown dans l'île de Barbados. Cette
    précision très mathématique est contesté par "une" membre de l'équipage
    qui dit : "a plus ou moins epsilon"
    L'équipage garde le moral et vous embrasse

  • 1000 milles

    Jeudi 25 janvier 2018 14h UT (17h en France)
    Nous voici à 1000 milles de toute terre habitée !
    Dans quelques heures nous aurons accompli la moitié de notre trajet.(cap
    dignement fêté...)
    Déjà une semaine que nous avons quitté le Cap Vert, le temps passe vite !
    A bord pas le temps de s'ennuyer :
    régler les voiles... il y a des jours où les manœuvres ont été minimales,
    d'autres où il a fallu "mouliner" sur les winches pour enrouler, dérouler
    le génois, hisser la grand'voile, prendre un ris, larguer le ris, affaler
    la grand voile, tangonner le génois, établir la trinquette "en ciseaux",
    établir le spi, rentrer le spi (une manœuvre délicate), le réparer (c'est
    fragile un spi de 12 ans qui a subi les assauts du soleil de méditerranée)
    et le voir se déchirer en un autre endroit... Exit le spi !
    Le vent, fort au départ à cause de "l'effet venturi" entre les îles, a
    fini par s'établir ENE les premiers jours puis E maintenant, variant entre
    force 4 et 6.
    Le reste du temps se passe à lire, bavarder,cuisiner, dormir, rêvasser,
    pêcher (2 belles dorades coryphènes de 3,5 et 5,5 kg sont venues
    agrémenter les repas)On mange bien à bord : pas de repas lyophilisés ici,
    comme le dit si bien Antoine "on peut être Ulysse sans être spartiate"
    Une autre occupation importante : placer les bateaux de la flotte sur la
    carte grâce aux points journaliers envoyés par Simo, notre vigie à terre.
    C'est stimulant ! JY fait les points météo. Pour le tracé de la route
    c'est tout droit : cap à l'Ouest !
    La nuit les quarts s'organisent : Jean-Yves et Domi se partagent en
    alternance las tranches 22h-01h et 01h-4h. Françoise prend le relais de 4
    à 7. Et JiPi alors ? c'est l'homme à tout faire : il est à l'écoute du
    bateau, se lève dès qu'on a besoin de lui pour une manœuvre, un conseil de
    réglage ou pour un peu de compagnie... et il réveille le bord avec le
    petit déjeuner. Hier il nous a fait notre premier pain frais. Miammm.
    L'équipage se porte bien et a un moral d'enfer pour affronter la deuxième
    semaine.

  • l'énergie à bord

    La première c'est Eole qui la fournit, par l'intermédiaire des voiles.
    C'est l'ENERGIE à l'état pur, celle sans laquelle la voile n'a pas de
    sens.
    Mais sur nos navires modernes, une foule d'appareils énergivores
    nécessitent la présence de la fée Électricité.
    elle est fournie par
    L'éolienne, appelée aussi "le ventilateur" (tourne beaucoup mais ne
    fournit pas grand chose !)
    Le panneau solaire, le seul qui fait ses nuits complètes !
    L'hydrogénérateur,surnommé "Arthur" car il assure (10 à 20 Ampères en
    fonction de la vitesse). Grâce à lui on étale les besoins même la nuit.
    et enfin, dernier recours - mais pas des moindres - indispensable
    notamment pour dessaler l'eau, le moteur.
    Et pour l'équipage me direz-vous ?
    L'énergie vient :
    de notre plaisir à être là ensemble au milieu de l'océan, à la poursuite
    d'un rêve...
    des excellents repas que chacun concocte selon ses envies... et les
    ressources de la cambuse.
    et enfin, du PASTIS qui permet de fêter dignement des petits évènements
    qui jalonnent la vie à bord : les premiers 100 milles, les premiers 500
    milles, une bonne pêche, etc.

    l'équipage est plein d'énergie et garde le moral !